Péter un câble

Sophie D, cheffe de bord, est sortie avec Sandrine, Christel et Betty.

PM : 16 h47
BM : 23h08 coefficient 61
Vent de secteur Ouest 10 à 14 noeuds rafales sous les grains à 21

Départ 10h20 du ponton,
10h30 nous sommes sous voile GV + Génois et nous tirons des bords dans la rade pour sortir,
nous prenons la passe ouest,
il y a beaucoup de vieux gréements sur l’eau et c’est très chouette à voir.

Le ciel se couvre par l’ouest et traverse Groix, nous tentons d’éviter la pluie.
Nous affalons avant les parcs à moules et finissons au moteur pour prendre un coffre à Port Lay (13h10) pour une pause déjeuner d’une heure. Je trouve que Camu n’a pas beaucoup de puissance et qu’il est lent. Je mets ça sur le compte d’une hypothétique hélice sale…
Pique nique
Il y a un grain qui arrive.

Avant de quitter le coffre, nous hissons la GV.
Je démarre le moteur pour avancer vers la bouée avant de larguer les amarres parce que il y d’autres bateaux sur bouée derrière nous. Le bateau n’avance pas, je mets plus de gaz, les filles me disent que notre coffre est toujours devant. Heureusement, elle n’ont pas largué !

Il y a un problème mais nous ne savons pas lequel.
Nous décidons de partir à la voile, et coupons le moteur.

Bizarrement nous entendons toujours le bruit de l’hélice qui tourne alors que nous sommes en prise arrière (ce qui est sensé la bloquer). Nous faisons alors l’hypothèse d’un problème d’embrayage et décidons de faire au plus vite pour rentrer vers Locmiquélic.
Entre Toulhars et Écrevisse nous roulons notre génois et démarrons le moteur pour vérifier notre hypothèse qui se confirme. Nous coupons à nouveau le moteur et re-deroulons le génois.

Allo Alain ? Il répond et ça c’est chouette, un vrai soutien pour nous.
Chacun de son côté essaie de trouver une solution pour ramener Camu et l’équipage en sécurité.

Nous appelons à deux reprises la capitainerie de Locmiquélic dans l’intention de leur demander du soutien dans le port jusqu’à l’amarrage… Répondeur.

Pour écouter tranquillement les conseils téléphoniques d’Alain qui nous propose d’aller voir l’inverseur de plus près, nous décidons de rentrer dans la rade et de prendre un coffre à l’extérieur du port de Locmiquélic à la voile. La première bouée nous résiste ou plutôt la gaffe se disloque. La deuxième bouée est plus docile et surtout Sandrine gère à fond.

Il pleut. Le suspens bat son plein.
Nous essayons de comprendre en enlevant la descente.
Puis, je rentre dans le coffre tribord et enlève la trappe, j’avoue que je n’y crois pas trop.
Mais si, c’est très visible et accessible. Je peux actionner la manette avant/arrière à la main et ça fonctionne !

Christel me remplace pour aller jusqu’à notre place de port où Alain nous attend.
Ouf ! On a ramené Camu à sa place.

Mille mercis à Alain pour son assistance technique par téléphone et son accueil au ponton. En dépit des problèmes techniques, les équipières étaient contentes de leur sortie et ravies de l’expérience. Un super travail d’équipe ! “